La mythique scène de Friends

Tu fais sûrement parti des millions de fan de la série Friends qui ont poussé Netflix à dépenser pas moins de 100 millions de dollars afin de garder la série sur leur plateforme. Ce programme a révolutionné le monde des sitcoms, de par des personnages attachants et des situations auxquelles on s’identifie parfaitement.

Lorsque l’on pense au personnage de Monica Geller, cette scène fait souvent parti de celles qui nous viennent en tête immédiatement. Il s’agit bien sûr de la scène dans laquelle elle cite les principales zones érogènes chez la femme afin d’apprendre à Chandler comment être un meilleur copain ! à la surprise générale elle n’en compte pas deux ou trois mais bel et bien 7 !

Lorsque tu as vu cette scène tu as sûrement dû te demander : de quelles zones parlait-elle durant cette séquence ? Et bien tu vas tout de suite le découvrir !

Tititalk a craqué le code…

Après de multiples investigations et des heures de recherche je vais pouvoir te livrer le code parfait pour faire grimper au rideau ta copine ! Bien sûr cette liste est non exhaustive, elle varie de femme en femme puisqu’on le rappelle quand même au cas où : toutes les femmes ne sont pas pareilles (je sais, je sais, c’est choquant !).

Trêve de bla-bla, voici les zones dont Monica parle ;

1 – les oreilles

2 – les lèvres (de la bouche***),

3 – le cou,

4 – la poitrine,

5 – les fesses,

6 – l’intérieur des cuisses

7 – le vagin

Cependant, cette scène est plus importante qu’elle n’en a l’air… Tout d’abord, elle fait partie des rares scènes faisant mention du plaisir féminin. Mais démontre également que celui-ci ne s’arrête pas uniquement au vagin et que la pénétration ne doit pas forcément être au centre de l’acte. Elle est également symptomatique d’une invisibilisation du plaisir féminin. En effet, dans cette scène, aucune zone du corps est nommée. Et nous sommes face à un Chandler qui ne sait même pas où se trouve le clitoris… (qui est, on le rappelle l’organe du plaisir féminin, il y a même un article écrit sur notre cher ami le clito juste ici). Difficile de provoquer du plaisir à ses partenaires si l’on ne connaît pas cette zone…

Ce qui est dommageable c’est que la seule manière de lever le tabou autour du plaisir féminin est en nommant les choses et en les insérant dans le langage courant. Conserver cette représentation du plaisir féminin comme étant quelque chose de mystérieux et de mystique ne fait donc qu’empirer les choses !

Néanmoins, j’espère que tu as pris des notes et que pour la prochaine fois, tu auras gagné au loto des zones érogènes de Monica Geller ! N’hésite pas à revenir ici pour me dire merci, ou encore nous partager ton expérience !

Let’s talk about clitoris !

Aujourd’hui on parle d’un personnage jouant le rôle principal dans le plaisir féminin, mais qui est pourtant bien trop souvent dénigré et oublié. Il s’agit bien sûr du clitoris ! Je t’ai donc concocté six faits sur le clitoris afin que tu deviennes incollable sur ce petit berlingot !

déroule, déroule, déroule

#1 : Le clito kesako?

Petit rappel pour les dissipés du fond de la classe qui ne saurait pas ce qu’est le clitoris. Il s’agit de l’organe du plaisir féminin. Il se trouve à la jonction des petites lèvres. Voici un petit croquis pour t’aider :

Source : Fil santé jeunes

#2 Sa taille

Tout comme dans Secret Story, il ne faut pas se fier aux apparences, car malgré son petit centimètre de visible, le clitoris peut mesurer jusqu’à 10 cm ! Cette taille s’explique car la partie non visible du clito est une racine faisant le tour de l’urètre et du vagin.

#3 Plein de sensation

Notre ami le clitoris compte entre 8000 et 10000 de capteurs sensoriels contrairement à son frère le gland, qui lui, en comptabilise environ 3000. Alors ça dit quoi là ??

#4 1998 : son année de naissance ?

L’année 1998 fût très chargée en moments historiques, sans parler de la victoire de la France à la coupe du monde, c’est aussi l’année de « découverte » du clitoris. Enfin, pas tout à fait, en réalité il a été découvert au 16ème siècle mais ce n’est qu’en 1998 qu’Helen O’Connell, une chercheuse australienne, dévoile l’anatomie exacte du clito. D’ailleurs, tant qu’on reste sur les dates importantes, ce n’est qu’en 2017 que sa représentation marque son entrée dans les manuels scolaires ! Un retard qui en dit long sur l’importance accordée au plaisir féminin…

#5 Un organe très très spécial

Contrairement à tous les organes que le corps humain possède, le clitoris est le seul organe ayant pour seul et unique but le plaisir. Comme quoi, tous les héros ne portent pas de cape !

#6 Le clitoris est mystérieux

Le fait que son unique utilité soit notre plaisir interroge les spécialistes. En effet pourquoi, si il n’a aucune utilité dans notre système de reproduction, a-t-il été maintenu durant l’évolution ? Les théories vont bon train. Certains pensent que son rôle serait de choisir le meilleur partenaire sexuel. D’autre qu’il aurait été « conservé » durant l’évolution car celui-ci ne présente aucun désavantage (bien au contraire !). Et enfin, la dernière théorie en date, est celle de Roy Levin qui présente le clitoris comme acteur dans le processus de fécondation et comme guide pour les spermatozoïdes. L’orgasme produit par le clitoris enclencherait un processus facilitant la mobilité des spermatozoïdes. Néanmoins tout cela reste à prouver. En attendant, tu peux tranquillement profiter de sa fonction première !

Tu l’auras compris, ce mois d’Avril portera sur la thématique du plaisir féminin. Depuis toujours le plaisir masculin est le centre de tous ce qui touche de près, comme de loin, au sexe. Malgré une réelle émancipation des femmes et de leur sexualité, leur plaisir n’est pas encore la priorité. Chez Tititalk on aime pas trop quand les femmes sont laissées sur le banc, donc rendez-vous ici et sur les réseaux pour mettre notre plaisir à l’honneur !

Le diktat de l’épilation ne fait pas bon ménage…

Comme toute autre norme et notamment celle concernant les normes de beauté, le diktat de l’épilation est intégré dès le plus jeune âge chez les femmes. De par, la représentation des femmes dans les médias, ou bien les réflexions que peuvent subir une fille non épilée au collège, le message est clair : les poils chez une femme c’est moche, c’est sale et ça n’a pas sa place.

Comme le disait Simone De Beauvoir “La culture de l’injonction et de l’oppression aux corps féminins traverse largement le temps et l’espace, et les murs de nos maisons n’y sont pas moins perméables. Il faut rester belles, quoiqu’il arrive, comme si notre fonction première était d’être désirable.

60 ans plus tard cette situation est malheureusement toujours d’actualité, cette pression passe les murs et se font dans le décor des ménages. Une enquête menée par le site de rencontre emmanuelles.fr démontre que 71% des femmes s’adaptent aux préférences de leur copain et 34% seraient prêtes à s’épiler intégralement si leur copain leur demandait. J’ai récolté trois témoignages qui démontrent que, même au sein de l’intimité du couple, les femmes ne sont pas exemptées de remarques sur leur pilosité.

« De la négligence ou une revendication féministe ? »

« Un soir, alors que nous étions en train de manger, mon copain m’a dit d’un air gêné « je ne sais pas trop comment te demander ça, mais tout à l’heure j’ai vu que tu avais des poils aux aisselles et je me demandais si c’était de la négligence ou une revendication féministe… ». Les larmes sont montées très vite. Ne pas m’être rasée les aisselles pendant 3 jours, pourrait faire de moi une femme négligée. Le mot est fort mais je ne lui en veux pas. Ce qui me fait mal c’est à quel point, pour la majorité (que ce soit homme ou femme) l’épilation chez les femmes doit être intégrée et systématique sous peine d’être pointé du doigt. Son absence est perçue comme un manque de soin, un oubli ou une revendication mais en aucun cas comme un droit naturel de disposer de son corps. »

« ça va bonhomme ? »

« Alors voilà, j’ai une immense flemme de me raser les dessous de bras, d’autant plus l’hiver car on met souvent des hauts à manches longues alors tant pis ! Un jour, tandis que je me douchais paisiblement, mon cher et tendre est entré sous la douche, m’a regardé et il m’a dit « ça va bonhomme ? ». Ce fût trop pour moi, nous nous sommes fâchés et il n’a plus jamais recommencé ! Je lui ai dit que ce n’est pas parce que j’étais une fille que je devais tout le temps être parfaite et rasée à souhait ! »

« T’as oublié des poils là ! »

« Mon ex copain était mon premier petit copain. On n’avait pas l’occasion de se voir très régulièrement et c’est pour ces deux raisons que lorsqu’on se voyait, je me devais d’être épilée, et ce, aussi bien sur les jambes, les aisselles qu’au niveau du maillot. La veille de nos retrouvailles, je me retrouvais toujours équipée de mon rasoir ou de mon épilateur et je partais aussitôt à l’assaut de tous ces poils, sans relâche. Dans la douleur oui, mais sans relâche. Et plusieurs fois, en plein milieu de l’acte et surtout lors des cunnilingus, j’avais droit à des réflexions telles que « oh beh t’as oublié des poils là » en désignant mon entre-jambe… Merci, ça fait toujours plaisir.. »

Pour certains ces remarques subies ne sont que de simples mots, cependant ils sont forts de sens. Ils rappellent que la femme n’a pas le droit à l’erreur, qu’elle doit être épilée et soignée en permanence sous peine d’être pointée du doigt pour sa négligence et son sous-entendu, « manque de féminité ».

Alors petit rappel pour ces messieurs (et ces mesdames d’ailleurs), si votre copine n’est pas parfaitement épilée ou que qu’elle a décidé de ne plus s’épiler du tout : ne dites rien. Pour la simple et bonne raison que c’est son corps et qu’elle en fait ce qu’elle veut !

Passons les poils à la loupe…

#1 Les poils nous protègent

Bon je ne t’apprends rien, les poils ne sont pas là juste pour nous embêter, ils ont une fonction essentielle pour notre corps. Tout d’abord, ils nous protègent des variations de température, des poussières qui pourraient pénétrer dans l’oeil ou l’oreille par exemple. Les poils nous protègent également des bactéries, microbes et retiennent les odeurs corporelles et ce, notamment, dans le cas des aisselles et organes génitaux. Sachez que parmi les patientes présentant une IST (Infection Sexuellement Transmissible) on en compte 80 fois plus qui sont épilées intégralement, donc on le redira jamais assez : laissez les poils tranquilles !!!

#2 Pourquoi les poils pubiens sont-ils bouclés ?

Si vous avez un pubis vous vous êtes surement déjà demandé pourquoi ils étaient frisés ? Et bien la réponse est assez claire, c’est parce que son bulbe est incurvé, ce qui fait qu’ils poussent bouclés ! Cette forme permet également de maintenir les phéromones, on allie donc l’utile à l’agréable !

#3 On faisait comment quand on avait pas Photoshop ???

Dans les années 50, un métier bien particulier profitait de cette censure et tabou vis-à-vis des poils féminins. De nombreux hommes occupaient le poste de « gratte-minette », celui-ci consistait à retirer les poils sur les photos des corps des femmes à l’aide de gouache ou d’un grattoir.

#4 En Corée du Sud la mode est au poil

Tandis qu’en Europe le poil est torturé, censuré et banni du corps des femmes, en Corée du Sud il est devenu symbole de féminité. Certaines femmes vont même jusqu’à dépenser de l’argent afin d’avoir plus de poils sur leur organe génital. Un réel marché s’est crée, allant de la simple perruque de pubis à 3,50€ aux implants pubiens à 2 000 dollars. Donc si tu envisages de vivre à l’étranger, la Corée du Sud a l’air d’être une destination fort sympathique pour nos amis les poils !

#5 Garder ses poils = meilleur moyen de pécho

Si tu utilises Tinder en ce moment, supprime immédiatement cette application car j’ai pour toi le meilleur moyen de trouver ton ou ta partenaire : laisser pousser ses poils ! Comme on l’a vu un peu plus haut les poils retiennent les odeurs et ces odeurs ont un atout de taille, celui de posséder des hormones et phéromones qui viendront chatouiller les narines de ton ou de ta crush ! (bon en vrai c’est un peu plus compliqué que ça, c’est tout un procédé biologique mais je vais pas te barber avec ça, surtout que certains scientifiques sont pas d’accord, enfin bref, c’est une histoire compliquée…)

Tu l’auras compris, les poils jouent un rôle de taille donc pourquoi s’embêter à les enlever ??

Le poil : de la tête aux pieds…

Depuis quelques mois une prise de conscience a lieu concernant les poils sur le corps des femmes. Et oui, tout comme les hommes, les femmes aussi ont des poils, et pas qu’un peu ! à la puberté les poils débarquent, sur les jambes, les aisselles, le pubis etc et puis ils arrivent aussi dans des endroits disons… inattendues. Le tabou des poils féminins on le connaît, il nous gâche déjà assez la vie mais celui de ces zones cachées est encore plus pesant ! On a donc décidé d’en parler afin que ce tabou cesse enfin !

1# Les tétons

Les seins, cet organe emblématique du féminin, n’est pas exempt de pilosité ! Il peut s’agir d’un simple duvet ou de véritables poils, car tout comme plein d’autres parties du corps, le téton possède des follicules pileux ce qui résulte donc en la présence de poils.

La chanteuse Lily Allen en a fait les frais lorsqu’elle dû s’épiler les tétons en prévision d’une cérémonie des Brit Awards qui a eu lieu l’année dernière. Elle n’avait même pas conscience d’avoir des poils à cet endroit-là et encore moins qu’il y avait une quelconque nécessité à l’idée de les faire retirer ! Entre une censure sur les réseaux, une hypersexualisation et un standard ultra-mouvant sur la taille de la poitrine, on ne laisse donc jamais les seins tranquilles !!

2# Le ventre

On a tous et toutes connu ce moment d’angoisse à l’arrivée des premiers poils et souvent ceux sur le ventre font partis des plus difficiles à assumer. La première sortie en maillot de bain est une angoisse sans fin, de peur qu’on aperçoive les poils que l’on a sur le ventre… Il y a quelques années une femme a même subi du cyber-harcèlement sur twitter suite à cette photo, publiée sur twitter, dans laquelle on voit ses poils au ventre et aux cuisses…

3# Les petits petons

Et oui, je ne vous apprend rien mais les poils chez les filles ne s’arrêtent pas comme par magie aux chevilles ! Ils tracent leur petite route vers les pieds et les orteils ! De quoi décorer nos petits pieds à l’arrivée de l’été et des sandales !

4# Le menton

Non non, on ne parle pas ici de la femme à barbe (même si il y aurait énormément de choses à dire sur elle) mais bel et bien de ces petits poils sur le menton et le bas du menton. Ils sont dûs aux hormones masculines (de toutes façon c’est toujours de la faute des hommes…), les femmes produisent, en plus ou moins nombreuses quantité, des hormones masculines et, parfois, certains follicules pileux y sont plus sensibles que d’autres. Et c’est comme ça que naît ce fameux poil au menton qui pousse toujours au même endroit, et qu’on attaque à la pince à épiler dès qu’il pointe le bout de son bulbe !

Donc si on devait tout raser, chaque semaine, on ressemblerait à ça :

Alors autant aimer notre corps tel qu’il est et la nature l’a fait, ça nous fera faire des économies en rasoir, en mousse à raser, en temps et en énergie !

Les moyens de contraception

Afin de clôturer en beauté ce mois consacré à la contraception on passe au bilan ! Ici on fait le point sur tous les moyens de contraception qui existent afin d’éviter toute grossesse non désirée et/ou tout simplement pour se protéger des Infections Sexuellement Transmissible (IST) et des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST).

Le préservatif féminin

Le préservatif féminin est souvent délaissé car son utilisation paraît trop complexe. Et pourtant il possède plein d’avantages ! Cette petite gaine composée d’un anneau à chaque extrémité peut se glisser plusieurs heures avant le rapport pour éviter ce moment souvent gênant (et pourtant essentiel) durant l’acte qu’est celui de la pose de la capote… En plus il n’est pas en latex donc pour tes copains et copines allergiques, ça fait plaisir !

Le préservatif masculin

Ce petit capuchon tout de latex ou de polyuréthane vêtu, est l’un des contraceptifs le plus utilisé à travers le monde. Il fait parti des rares (avec le préservatif féminin) à protéger des MST et IST ! Le petit réservoir au bout de celui-ci récolte le sperme et l’empêche donc d’atteindre l’utérus et évite donc toute fécondation (ouf !). Ses avantages : il ne possède aucune hormone et nul besoin d’ordonnance pour se le procurer !

La pilule contraceptive

Bon celle-ci tu dois sûrement la connaître, elle a fait l’objet de pas mal d’articles sur Tititalk ! C’est un procédé hormonal, ce qui veut donc dire qu’elle est composée d’hormones et c’est via cela qu’elle va agir dans ton corps. Ces hormones ce sont les oestrogènes et les progestatifs. Il existe deux sortes de pilule ; une combinée qui possède ces deux hormones et une uniquement progestative. Chacune d’entre elles possèdent ses spécificités donc si tu envisages de passer le pas, il vaut mieux que tu vois avec ton/ta gynéco laquelle te conviendra le mieux.

La première prise de pilule doit impérativement se faire le 1er jour des règles. Ensuite il y a deux types de prise de pilule qui dépendent de la plaquette. Soit une plaquette de 21 comprimés à prendre tous les jours à heure fixe pendant 21 jours, puis à stopper pendant 7 jours afin d’avoir ses règles. Soit une plaquette de 28 comprimés à prendre tous les jours à heure fixe également. Dans ce cas là, il y a 21 comprimés possédant des hormones et 7 qui sont placebo. On le rappelle, la pilule empêche la fécondation mais pour autant, elle ne protège ni des MST, ni des IST !

L’implant

C’est un bâtonnet cylindrique en plastique de 4 cm de long et 2mm de diamètre qu’un professionnel de santé insère dans le bras. Celui-ci contient les mêmes hormones que la pilule progestative et va les diffuser directement dans le sang. C’est un moyen de contraception durable, dont l’unique objectif est de stopper l’ovulation. Il possède une date de péremption de trois ans, au bout de ces trois années il faut impérativement le faire enlever. La pose et le retrait de l’implant se font via une incision de quelques millimètres. Pas de panique ça se fait sous anesthésie locale.

On précise que, dans certains cas, la pose d’un implant nécessite un « test » pour voir si la personne réagit bien à la prise de ces hormones et est donc apte à recevoir l’implant.

Le stérilet au cuivre et stérilet hormonal

Un forme de T, ce petit dispositif de 3cm est enroulé de fil en cuivre. Placé dans l’utérus son objectif est d' »affaiblir » les spermatozoïdes. Il dure jusqu’à 10 ans, de quoi être tranquille pendant un bon bout de temps ! Une fois le stérilet posé, une visite de contrôle est demandée au bout d’une année afin de vérifier que le stérilet est toujours en place. Il est important de préciser que lorsqu’une personne possède un stérilet, il est déconseillé d’utiliser une cup pendant les règles, de risque de faire décrocher le stérilet lors de la rétraction de la cup ! Son avantage étant qu’il ne possède pas d’hormones contrairement à son jumeau, le stérilet hormonal !

Le DIU hormonal est inséré dans l’utérus, de la même manière que le stérilet en cuivre, simplement celui-ci n’est pas recouvert d’un fil en cuivre. Il agit grâce à la libération d’hormone progestative. Il est connu pour avoir des effets positifs sur les règles, en les diminuant voire parfois même en les supprimant ! Mais aussi en réduisant les crampes qui en sont souvent accompagnées !

Diaphragme et la cape cervicale

Ces deux outils sont similaires, ils se placent dans le vagin afin d’éviter le passage des spermatozoïdes. Ils peuvent être posés deux heures avant le rapport sexuel et peuvent rester en place jusqu’à 8h après le rapport. Pour une meilleure efficacité, il est conseillé de l’utiliser avec un spermicide (on explique juste après ce que c’est). Pour l’obtenir il faut être muni d’une ordonnance. L’inconvénient étant que ces moyens sont assez coûteux et ne sont pas remboursés…

Spermicide

Sous forme de gels, d’ovules ou encore de crème, les spermicides sont à insérer au fond du vagin et à garder pendant les 8h qui suivent l’acte. Ils combattent les spermatozoïdes en les détruisant ou les rendant inactifs. Pour multiplier son efficacité, il est conseillé de l’accompagner d’autres moyens de contraception tels que le préservatif, le diaphragme ou encore la cape cervicale. Ce moyen présente l’avantage de ne pas avoir d’hormones mais pour autant cela reste un procédé chimique.

Anneau vaginal

L’anneau vaginal s’insère au fond du vagin et y reste pendant 3 semaines. La quatrième semaine laisse place aux règles, mais ne t’inquiètes pas, tu es toujours protégé.e même pendant cette semaine là ! L’anneau est un procédé hormonal puisqu’il délivre les deux hormones ; la progestérone et l’oestrogène. Il a l’avantage d’être extrêmement efficace si il est bien placé et nul besoin d’y penser pendant 3 semaines ! Néanmoins il y a un petit bémol : il n’est pas remboursé par la sécurité sociale et coûte 16€…

Patch contraceptif

Ce petit patch se colle sur la peau chaque semaine pendant 3 semaines, pour ensuite laisser une semaine de battement pour l’arrivée des règles. Grâce à la diffusion continue de deux hormones, il stoppe le processus d’ovulation et de nidation. Il a l’avantage d’être très simple d’utilisation et de ne pas représenter une charge mentale aussi importante que la prise de pilule ! Mais il faut néanmoins rester vigilant face au potentiel risque de décollement !

Stérilisation

Qu’elle soit féminine ou masculine c’est une méthode permanente et irréversible ! Dans le cas d’une stérilisation féminine il s’agira d’une ligature des trompes. Les trompes de Fallope permettent aux spermatozoïdes d’atteindre l’ovule et l’ovule d’atteindre l’utérus. Il s’agit ici, d’une intervention chirurgicale sous anesthésie générale (ou locale selon la méthode) et nécessite une hospitalisation de 1 à 3 jours.

Concernant la stérilisation masculine il s’agit de la vasectomie. Celle-ci permet une ligature et section des canaux afin que l’éjaculat ne contienne plus de sperme. De la même manière que pour la ligature des trompes cette intervention chirurgicale se déroule sous anesthésie générale, néanmoins elle ne nécessite pas de longue hospitalisation. Cependant celle-ci n’est pas immédiatement efficace, pour cela il faut attendre 8 à 16 semaines.

Voici tous les moyens de contraception qui existent, cependant seulement un protège des IST et MST et il s’agit du préservatif donc protégez-vous !

La pilule contraceptive, un symbole de l’émancipation féminine

Le 19 décembre 1967 la prise de ce petit comprimé fût rendue légale grâce à la Loi Neuwirth. Décriée depuis peu dans les médias à cause des différents effets secondaires qu’elles engendrent, la pilule reste le symbole d’une révolution sociale et sanitaire sans précédent.

Un peu d’histoire…

La création et légalisation de la pilule contraceptive fût le fruit de 4 individus ; Margaret Sanger, John Rock, Katherine McCormick et Gregory Pincus. Les deux hommes, impulsés par la demande de Sanger, fondatrice de l’équivalent du planning familial aux états-unis, se lancèrent dans la recherche d’un comprimé pour stopper l’ovulation. Après des années de recherche, ils présentèrent la première pilule le 28 Octobre 1955 à de nombreux scientifiques. Celle-ci fût par la suite testée sur des femmes de Porto-Rico et d’Haïti. Ces tests furent majoritairement un succès et la pilule a donc été commercialisée aux états-unis en 1960.

Cependant, comme nous pouvons le lire dans l’ouvrage Libre comme un homme de Jonathan Eig, derrière la prouesse scientifique se cache surtout une volonté de réguler les naissances des populations pauvres. En effet à cette époque, l’augmentation de la natalité et l’allongement de la longévité résultent en une croissance de la population. Margaret Sancher avec ses idées relativement controversées va donc se poser la question d’un contrôle de cette croissance, et surtout celle des populations des quartiers pauvres et des pays en voie de développement. On est donc ici, à la limite d’une démarche eugéniste…

Lulu la pilule

En France le combat de légalisation de la contraception orale fût long et fastidieux. Surnommé « Lulu la pilule » car, résistant, il faisait passer un contraceptif féminin britannique au sein de la France libre, le député Lucien Neuwirth proposa d’abroger la loi de 1920 qui interdisait l’avortement et la contraception. De nombreux français sont réticents face à cette abrogation. Beaucoup d’entre eux craignent à un relâchement des moeurs, ou encore aux potentiels effets secondaires de la pilule (bon là dessus ils avaient pas tord…). Traité d' »assassin d’enfants » Neuwirth parvint malgré tout à ses fins puisque sa proposition de loi est adoptée le 19 décembre 1967.

Le comprimé magique

La légalisation de ce petit comprimé résulte en une véritable révolution sanitaire et sociale. En permettant aux femmes de contrôler leur fécondité cela leur donne maître mot sur leur corps mais aussi leur sexualité. La pilule permet une distinction entre le sexe et la procréation. Les femmes peuvent donc décider ou non de vouloir donner la vie. En faisant ce choix elle contrôle leur futur, et se donne la possibilité d’entamer des études supérieures, de se concentrer sur leur vie professionnelle sans risquer de devoir mettre fin à tout cela à cause d’une grossesse non désirée.

Le contrôle de la fécondité permet également de réduire les avortements clandestins, en tout cas jusqu’à la légalisation de l’IVG. On le rappelle, dans les années 70, en France, une femme mourrait chaque jour suite à un avortement clandestin. De même que, même si l’IVG est autorisée en France (Merci Simone !), ce n’est pas le cas dans le monde entier… Aujourd’hui encore, une femme meurt toutes les 9 minutes des suites d’un avortement clandestin.

« Paye ta contraception » : le compte insta qui dit tout haut ce que beaucoup de femmes vivent en bas

« Libérez la parole autour des souffrances contraceptives ». Voici le mantra de ce compte Instagram, créé en février 2019, par la journaliste santé Sabrina Debusquat. Celui-ci est née suite à la sortie du livre « Marre de souffrir pour ma contraception », écrit par celle-ci. L’objectif étant de parler des effets secondaires que peuvent avoir les différents moyens de contraception.

Au coeur de ce compte figurent des témoignages de divers femmes et de leurs rapports compliqués avec la contraception. Obtenus via l’enquête menée par Sabrina Debusquat dans le cadre de son livre « J’arrête la pilule », ces témoignages sont d’une puissance rare. On ne peut que se retrouver désemparé.e.s devant ces récits qui démontrent le véritable calvaire que la contraception peut être pour les femmes. Perte de libido, dépression, embolie pulmonaire, extrême fatigue, la liste des effets secondaires est encore longue…

Comme nous avions pu le lire dans le précédent article concernant les vidéos d’arrêt de la pilule sur youtube, les langues se délient concernant la contraception. Les femmes ne veulent plus subir ces souffrances contraceptives. D’autant plus qu’elles ont un impact sans précédent sur leur vie, que ce soit d’un point de vue personnelle, sentimentale et professionnelle. Il apparaît donc important de donner la voix à ces femmes et Instagram semble être l’endroit parfait pour cela.

En effet, depuis quelques années Instagram est devenu le réseau social privilégié des mouvement féministes. Les réseaux sociaux étant une extension de la sphère public, c’est avec une certaine évidence que les mouvements sociaux s’en saisissent. De par leur publication, ces comptes engagés tendent à parler de sujets encore tabous concernant les femmes. Paye ta schneck ou encore paye ton poil en sont le parfait exemple. Les témoignages partagés sur ces comptes mettent la lumière sur de réels enjeux sociaux. Du harcèlement de rue, à l’injonction de l’épilation en passant par les souffrances contraceptives, toutes les sphères de notre société patriarcale y sont mises à nu et dénoncées. Comme quoi, les réseaux sociaux ont parfois du bon…

La capote : grande absente des écrans

Depuis de très nombreuses années le genre romantique fait parti du paysage culturel, que ce soit dans la littérature, la peinture ou encore le 7ème art. Rare sont les films ou les séries ne mettant pas en scène de relation amoureuse entre deux personnages. Cependant vous souvenez-vous d’une scène de sexe montrant l’utilisation du préservatif ? Il y a de fortes chances que la réponse soit non, et c’est pour une bonne raison…

Les résultats d’une enquête britannique menée sur le réalisme des scènes de sexe au cinéma démontrent que seul 2% des scènes donnent à voir ou insinuent l’utilisation d’un préservatif.

Ce constat est d’autant plus choquant quand on sait que le préservatif est l’un des moyens de contraception le plus utilisé dans le monde. Ce faisant, il joue un rôle non négociable dans quelconque relation sexuelle. On le rappelle, le préservatif protège des MST, IST et permet d’éviter une grossesse non-désirée. En choisissant de ne pas le montrer cela revient à négliger son rôle.

De nombreux sociologues spécialisés dans l’étude du cinéma et les cultural Studies ont démontré que les oeuvres du 7ème art et les séries se font miroir de la société. Ils transposent des situations et représentations que les individus vivent déjà dans leur quotidien. En invisibilisant le préservatif on peut en conclure que celui-ci ne fait pas intégralement parti, dans le conscient collectif, de la relation sexuelle. De plus, le cinéma façonnent les comportements. En cachant la capote on la passe au second-plan de l’acte, ce qui envoie comme message, et ce notamment aux jeunes ados, que même si elle est mentionnée pendant les cours d’éducation sexuelle pour autant, dans la pratique, personne ne l’utilise.

Il reste quand même un peu d’espoir puisqu’une nouvelle vague de programmes davantage décomplexés sur le sexe telle que Sex Education ou encore Big Mouth a fait son apparition. Qu’il soit sous forme de teen drama pour le premier ou de cartoon pour le second, tout deux cassent les codes et parlent sexe de manière brute et non censurée. On peut donc espérer d’eux une mise en scène davantage réaliste des scènes de sexe, en montrant cette étape importante de l’acte qui est celle de l’utilisation du préservatif. Afin d’instaurer ce moment non pas comme un tard mais comme faisant parti intégrante de ce moment intime.

« J’arrête la pilule » : sur Youtube les témoignages se multiplient et les langues se délient…

Les vidéos témoignages de certaines youtubeuses concernant l’arrêt de leur pilule circulent de plus en plus sur les réseaux. Ces vidéos permettent d’ouvrir les yeux sur un des moyens de contraception les plus utilisés dans le monde.

Tu as déjà très certainement déjà entendu parler des youtubeuses, tu es déjà peut-être même tombé sur une vidéo d’Enjoyphoenix ou encore de Shera Kerienski. Cette tendance est rapidement devenue phénomène. De par leur conseil, spontanéité et authenticité, ces femmes se sont peu à peu érigées en modèle pour les jeunes filles et jouent parfois le rôle de grande soeur. Leurs vidéos deviennent des journaux intimes et, de par le partage de leur quotidien, elles donnent à voir une partie de leur vie.

En regardant la vidéo de Cindy Dslv, d’Enjoyphoenix ou encore de Sophie Riche, toutes sont unanimes, la crainte des effets secondaires est l’une des raisons pour lesquelles elles ont fait le choix d’arrêter de prendre la pilule. En effet les débats autour de la pilule ne sont pas nouveaux, troubles de la libido, risques augmentés de cancers, AVC, etc. La pilule est dénoncée comme potentielle coupable de tout ces maux. La cause est telle qu’un site internet lui est consacré ! https://jarretelapilule.fr, mis en place par la journaliste santé Sabrina Debusquat recense de nombreux témoignages sur l’arrêt de pilule, mais aussi des effets causés par la prise de celle-ci.

Cependant une autre raison d’autant plus intéressante est évoquée, l’arrêt de la pilule fait également parti d’une démarche de réappropriation de son corps. Marie (aka Enjoyphoenix) nous dit même « je voulais me réapproprier mon corps et ça passe par se réapproprier son cycle ». Tandis que, la légalisation de la contraception en 1967 a été perçu comme un véritable moyen d’émancipation de la femme mais aussi de contrôle sur sa fécondité. Ces témoignages donnent à penser que l’arrêt de celle-ci, le laisser-faire de son cycle menstruel, serait au contraire un moyen de reprendre les rennes de son propre corps.

Tout cela nous démontre donc que cette envie de communiquer à propos de leur arrêt de pilule n’est pas anecdotique, mais révélatrice d’une réelle remise en question de ce moyen de contraception. En stoppant la pilule ces femmes lancent un signal d’alerte : elles ne veulent plus se contraindre à un seul et même moyen de contraception et ne souhaitent plus subir les effets secondaires qui s’y accompagnent.