J’ai déjà eu l’occasion de parler d’Agnès Martin-Lugand avec Désolée je suis attendue. Aujourd’hui découvrez-là de nouveau avec son roman A la lumière du petit matin. Tout ce que je peux vous dire c’est que mon ressenti sur ces deux romans est diamétralement opposé.

L’histoire longue et prévisible d’A la lumière du petit matin

Autant j’aime beaucoup les écrits d’Agnès Martin-Lugand, autant là je n’ai pas apprécié autant que d’habitude. J’ai trouvé l’histoire très clichée. Pour résumer, notre personnage principal s’appelle Hortense, et elle vit une liaison avec un homme marié. Mais un jour elle se voit dans l’obligation de retourner dans l’ancienne maison de ses parents et s’en suit toute une histoire.

Mais cette histoire est beaucoup trop prévisible. Le lecteur peut prédire beaucoup, beaucoup trop facilement ce qu’il va se passer tellement tout est cliché. Je continuais à lire tout en sachant très bien ce qu’il se passerait à la fin. Il y a eu un peu de suspens certes, mais rien de bien incroyable. Au final, je me suis retrouvée à lire un roman de 374 pages d’une banalité monstre. Vraiment, je n’ai pris que peu de plaisir à suivre cette histoire.

Plus que de l’ennui, c’est de l’énervement que j’ai ressenti

Malgré l’écriture d’Agnès Martin-Lugand toujours fidèle à elle-même dans ce roman, j’ai ressenti beaucoup d’énervement. De l’énervement dans le traitement qu’elle fait de son personnage principal. Personnage principal qui, je le rappelle, vit une liaison avec un homme marié depuis trois ans. Mais personnage principal qui trouve toujours le moyen de ne jamais être satisfaite, de passer son temps à se plaindre d’absolument tout.

L’écriture simple et bienveillante de notre auteure se transforme donc ici en une écriture mielleuse, que j’ai trouvé parfaitement insupportable au bout d’un moment. J’en suis presque arrivée à me dire que ça serait bien qu’il arrive un énorme malheur à Hortense, que ça lui apprendrait bien parce que là elle passe vraiment pour une personne bête. Et de surcroît une personne qui a le sentiment que tous les malheurs du monde lui tombent dessus.

Je suis désolée pour cette dose d’énervement que je diffuse ici, mais j’ai vraiment été très déçue par ce roman et cela me désole que ça vienne de de la part d’Agnès Martin-Lugand que j’aime énormément d’habitude. Mais pour moi ce roman devrait s’appeler La complainte d’une danseuse incomprise tellement c’est trop !


J’espère tout de même que la prochaine fois où j’écrirai sur un roman de Martin-Lugand ça sera dans la joie et la bonne humeur que j’aime tellement partager avec vous en temps normal !