Après vous avoir parlé de la splendeur des Carrières de Lumières aux Beaux de Provence, me voici désormais à Bordeaux pour visiter les Bassins de Lumières. Ici, le principe est le même qu’aux Carrières de Lumières, sauf que le décor est différent. Eh oui, je n’étais plus au milieu d’une carrière, mais bel et bien à l’intérieur de la Base sous-marine de Bordeaux !

Un tout petit bout de l’origine des Bassins de Lumières

Construite en 1940 par les allemands, la base sous-marine représente une construction pharaonique, permettant à 15 grands sous-marins de s’y amarrer.
En été 1999, elle devient un lieu culturel avec des expositions photographiques, des rencontres musicales. Ce lieu qui porte une grande charge historique n’était pas forcément destiné à l’art. Mais ce qui est magique avec l’art, c’est qu’on peut en faire partout.
C’est pour cela qu’en 2020 est créé le plus grand centre d’art numérique au monde dans les alvéoles 1 à 4 de la base sous-marine. Ce sont 4 bassins en eau qui donnent vraiment l’impression d’être dans un lieu fait pour l’art.

Voici comment je m’y suis retrouvée

Cela faisait déjà quelques mois que des publicités tournaient sur ce nouveau lieu bordelais. Forcément, j’ai eu envie d’y aller. Enfin ça, c’était avant le Covid-19. Entre temps, il y a eu le confinement, donc forcément, j’avais totalement oublié l’existence de ce lieu. Mais ça c’était jusqu’à un concours Instagram où 10 lots de 2 places étaient mis en jeu. Ni une ni deux, j’identifie une copine (cc Sois Belge une fois), fatalement elle m’identifie en retour. Et quelle ne fut pas notre joie lorsqu’elle m’annonça être la gagnante !

Ni une, ni deux (ouais j’ai envie d’utiliser cette expression aujourd’hui) nous trouvons une date pour y aller. On s’arme de nos reflex et c’est parti pour un moment de bonheur.

De la musique classique, des reflets et des couleurs

Alors je l’avoue tout de suite, Klimt, je connais mal. Clairement, la peinture n’est pas mon domaine de prédilection. Je vois à peu près ce qu’il fait, mais rien de très précis. Au moins je me dis que je ne pourrais que découvrir de nouvelles choses en allant à cette exposition. Parce que oui, l’exposition principale des Bassins de Lumières est « Gustav Klimt, d’or et de couleurs ».

Nous entrons donc avec ma copine et clairement, je ne m’attendais pas à un endroit si grand. Déjà que j’avais été impressionnée par la taille des Carrières de Lumières, là c’est encore autre chose. Tout est rectiligne, d’une symétrie extrême, mais l’eau des bassins rend l’endroit beau. Partout sur les murs il y a des projections, tout se reflète sur l’eau, tout est beau.

Il y a différents tableaux, chacun avec un thème de base à partir duquel des œuvres de Klimt sont exposées. Il y a ainsi une grande variété, on ne voit pas tout le temps la même chose. Les variations de couleurs principales sont récurrentes. Le spectateur passe ainsi du rouge, au bleu, au vert.

Le tout est accompagné de musique classique. Même si ce n’est pas vraiment mon truc, je dois avouer que c’est très agréable.

La tristesse du départ des Bassins de Lumières

Nous avons tellement aimé cet endroit que nous n’arrivions plus à en partir. Malheureusement, nous ne pouvions rester autant que nous le voulions, j’avais un impératif. Mais cela ne nous a pas empêchées de regarder de nouveaux le début de l’exposition d’un point de vue différent.

Nous avons même trouvé l’endroit parfait : les spectateurs rentrent dans un cercle avec des murs assez hauts sur lesquels les images de l’exposition sont projetées. Mais cet endroit est incroyable pour un petit truc en plus : les gros coussins installés tout autour du mur, permettant de se coucher à cet endroit-là et de juste profiter. C’était vraiment top de tomber sur cet endroit à la fin de la visite, un peu comme la cerise sur le gâteau 😉


Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous avons dû quitter ce lieu avec grande peine (littéralement, le retour à la lumière du jour fait mal). Nous étions ravies de ce que nous venions de voir, et je sais que si j’ai l’occasion, j’y retournerais avec grande joie !

Si tu veux lire mon article sur les Carrières de Lumières (créées par la même entreprise), clique ici 😉